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2. Workshop  “Creativite Instrumentale”, Octobre 2009, Poitiers (France)  

Dates : 28-30 November 2011
Lieu : Ecole Européeene Supérieure de l’Image d’Angoulême-Poitiers, France
Organisé par : Ecole Européeene Supérieure de l’Image d’Angoulême-Poitiers, France
Supporté par le projet : Créativité Instrumentale

Technologies support
Technologies pour les arts visuels: Logiciel MIMESIS

Contenu et résultats
L’atelier s’est déroulé en quatre phases. Les participants ont été invités à prendre possession des instructions de base du logiciel, à imaginer des microprojets d'application, à souscrire à un audit de leur projet, et à répondre à un approfondissement d'une problématique relative aux performances de l'environnement au regard d'une «modélisation des causes ».

Durant la phase de prise en main, les participants ont construit et observé très rapidement des structures simulées de type masses – élasticités - viscosités assez simples afin d'étudier la relation forme - mouvement par changement de forme sur ces modèles, autrement dit afin d’observer et de comprendre comment le mouvement et la forme coopèrent pour produire un effet visible animé. Ainsi par exemple, pour un mouvement calculé par une structure simple telle que deux masses s’entrechoquant et rebondissant l’une sur l’autre, le fait de modifier les tailles apparentes de chacune des masses, fait entrer dans une observation inédite, permise seulement avec la simulation, de dissociabilité de la forme et du mouvement.

Puis, les participants sont invités à définir de micro - projets mettant en œuvre leur intuition des modèles appropriés à un tel environnement. Les deux grandes questions discutées ont été celle de « la complexité » et « celle du déterminisme ».

Nous renvoyons au rapport « Relevé d’expériences » [Barthélemy, 2009] comprenant la description des expériences de prise en main, l’exposé et l’argumentaire des microprojets par les participants, les remarques et observations de l’encadrement, les discours de retours sur expériences des participants, et leurs arguments relatifs à la question théorique de représentations des causes comme partie prenante de l’activité de création. Le travail d’exploitation est encore en cours, en particulier pour affiner.


Néanmoins, voici les premières analyses générales que nous avons pu tirer :
Malgré l’aspect contre-intuitif de ne pas tenir compte de la forme dans la pensée du mouvement, il est ressorti que les participants arrivaient assez rapidement à adopter un raisonnement sur la création de forme basé sur le registre physique des interactions proposées par le logiciel. Les participants se sont orientés très vite vers des modèles complexes, signifiant par là que ce qui est qualifié de « simple » en matière de mouvement est ce qui est réputé « phénoménologiquement simple », et non pas « simple à faire ». Cela signifie également que le formalisme de la physique n’est largement moins intériorisé que peuvent l’être celui des proportions, des similitudes de formes ou de la géométrie. Très vite également, sont apparues des questions fondamentales relatives à l’observation naturelle (par les sens). Cela a de plus conduit les participants à s’interroger sur le lien entre la forme spatiale et visible et la présence de matière, donc sur la notion de matière, et donc sur l’ambiguïté de la notion de formes et de matière.

Participants:
18 personnes
10 étudiants en mastère M1 ; 2 enseignants ; 1 ingénieur de recherche ; 5 membres de l'équipe de l'ACROE